(Mon beau-père) est mort dans mes bras, la nuit du 31 décembre (1948), et il m'a dit, avant de fermer les yeux :
"Il ne faut pas trop compter sur Dieu, mais peut-être que Dieu compte sur nous..."
Louis Pauwels, Le matin des magiciens
Spéciale dédicace à l'AFE :
"Roland de Roncevaux, abattu par les frondes sarrasines, s'écrie : "Maudit soit le lâche qui inventa des armes capables de tuer à distance !" Plus près de nous, en 1775, un ingénieur français, Du Perron, présenta au jeune Louis XVI, un "orgue militaire" qui, actionné par une manivelle, lançait simultanément vingt-quatre balles. Un mémoire accompagnait cet instrument, embryon des mitrailleuses modernes. La machine parut si meurtrière au roi, à ses ministres Malesherbes et Turgot, qu'elle fut refusée et son inventeur considéré comme ennemi de l'humanité."
Le matin des magiciens, Louis Pauwels et Jacques Bergier.
Petit rappel :

Pour les lecteurs aimant les beaux livres, l'association culturelle normande (et bretonne!) UTLAGI vous permet d’acquérir l’ouvrage culte de Jean Mabire sur « Les Dieux Maudits » (appelé auparavant "Légendes de la Mythologie Nordique") dans un tirage limité à quelques centaines d’exemplaires seulement et au prix de 60€.
- 160 pages en format A4
- Couverture en cuir véritable marquée au fer chaud d'un snekkar (drakkar pour les incultes) et d'un marteau de Thor stylisés
- Impression sur papier recyclé de 110 gr
- Assemblage des feuillets et de la couverture faite à la main avec une cordelette
De belles illustrations parsèment cet ouvrage unique relié par une épaisse et rustique couverture de cuir. Ce grimoire deviendra vite le recueil dans lequel vous puiserez pour initier vos enfants et petits-enfants à la mythologie nordique les soirs de veillée.
Pour l'obtenir il vous suffit de télécharger le bon de commande en format PDF.
Suite à l'erreur qui m'a été rappelé, je republie cet article en précisant que la réédition augmentée de Christopher Gérard s'intitule désormais La Source pérenne. Milles excuses à l'auteur pour cet oubli.
Askesis annonce la sortie en mars 2007 aux éditions L'Age d'Homme la réédition revue et augmentée du Parcours Païen (sorti en 2000) de Christopher Gérard.
Les critiques furent unanimes :
"Pourquoi recommander Parcours païen de Christopher Gérard? Parce que la pensée païenne abomine la bassesse mercantile. Parce que le païen Christopher Gérard a du talent. C'est un chrétien qui vous le dit." Pol Vandromme, Pan
"Quiconque s'interroge sur l'identité spirituelle de l'Europe ne saurait ignorer cette composante et négliger le livre si pétulant de Christopher Gérard." Bruno de Cessole, Valeurs actuelles
"Un parcours dont l'honnêteté et comme une fraîcheur lustrale me touchent". Jacques Franck,
"Son parcours, atypique, voire provocateur, n'est pas celui d'un passéiste nostalgique, mais celui d'un homme de conviction entré en résistance". P.-L. Moudenc, Rivarol
"Il fait sienne la parole du Bouddha: "j'ai vu l'Ancienne Voie, le sentier aryen,
"Ce parcours païen est un véritable journal spirituel. (…) De Zeus à Mithra, de Cernunnos à Varuna, c'est à une majestueuse mise en ordre de l'univers et de son destin personnel à laquelle C. Gérard se livre. Hiératique et surtout pas erratique le parcours gérardien!" André Murcie, Alexandre
"Votre défense et illustration du polythéisme signifie, pour moi, un effort pour faire vivre l'esprit de tolérance en vue d'une humanité de paix où régneraient des dieux multiples." Marcel Conche
"J'ai aussi pleuré sur la mort de Pan." Vladimir Volkoff
"Parfois, je pense que les Dieux aussi feront un jour leur retour, en se manifestant sous d’autres formes. Pour moi, dans la nature, le cosmos, il y a une dimension divine, sacrée."
Ernst Jünger (1895-1998), lors d'un interview donné le 15 octobre 1995, jour anniversaire du poète romain Virgile.
Ernst Jünger fut centenaire, héros de la Première Guerre Mondiale, proche du Général Erwin Rommel pendant la seconde, philosophe et écrivain.
"Les fachos!"
C'est un gamin de sixième qui a donné l'alerte. Comme autrefois les paysans criaient "Les Normands" à l'approche des pillards nordiques. Tous les jeunes présents devant la porte du lycée Montaigne ont compris. Face aux jardins du Luxembourg, leur établissement se trouve situé à deux pas de la faculté d'Assas. Tout le monde tourne la tête dans la direction indiquée par le gamin : à l'autre bout de la rue, un groupe compact s'avance.
Les militants gauchistes venus distribuer un tract sur le "martyre du peuple zimbabwé" s'éclipsent à l'intérieur du lycée. Sur le trottoir, il ne reste qu'une masse de lycéens, étonnés et inquiets. Ils se souviennent de la dernière "descente fasciste" : trois blessés.
On regarde arriver le groupe. Ils ne sont pas très nombreux, une dizaine à peine, mais tous vêtus d'un même blouson de cuir sombre. Une fille pousse sa copine du coude :
"Tu as vu, ce sont des vieux."
En effet, l'âge des arrivants est nettement supérieur à celui de la majorité des lycéens qui, méfiants, acceptent le tract qu'on leur tend et partent aussitôt.
Pas d'armes apparents non plus : aujourd'hui, il n'y aura pas de bagarres. C'est une visite "douce", sans les "nunshakus", ces redoutables fléaux japonais que manient avec habilité les militants du G.U.D. (Groupe union et défense). Les lycéens ne briseront pas les pieds de leurs tables et de leurs chaises pour se défendre. Au contraire, les "agresseurs" ont un air parfaitement serein. Ils se sentent en sécurité, ils discutent et plaisantent entre eux pendant la distribution des tracts.
Qui pourrait les menacer ? A quelques mètres de leur "repaire", de leur faculté. Tout le secteur leur appartient.
La faculté de droit et sciences économiques de la rue d'Assas est devenue leur territoire jusqu'ici incontesté. Ils le constatent avec une certaine fierté :
"Assas, base blanche !"
Les Rats Noirs, Grégory Pons, éditions Jean-Claude Simoën, 1977
Extraits choisis :
Spectacle épique et dantesque, 300 s’annonce comme un hommage viscéral aux dieux de la guerre !
Si la bataille des Thermopyles est restée aussi fameuse, c’est en grande partie dû au fait qu’elle a été menée par les soldats de Sparte, cité dotée d’un gouvernement bien particulier. Ainsi, pour être citoyen spartiate, il faut être né à Sparte de parents spartiates. Les bébés qui ne sont pas beaux et bien formés sont jetés dans un gouffre. De sept à vingt ans, le jeune spartiate subit une formation paramilitaire à laquelle n’échappent pas les filles, afin de devenir de solides reproductrices. Un véritable culte est voué aux héros de la guerre de Troie et à Héraclès. Pureté de la race, obsession de la beauté et de la force physique, Sparte aspire à la perfection, à être la cité des dieux et des déesses.
Alors, prometteur, 300 ? Non. Dévastateur. Les images sont splendides et d’une grande fluidité : elles ne se bornent pas à faire vivre celles imaginées par Miller, mais assurent la jonction entre elles via un découpage à 100% dans l’esprit du comics, tout en évoquant l’illustre Frazetta ou Simon Bisley et Cary Nord.
Gerard Butler, transfiguré, déploie un charisme et une stature de demi-dieu qui font ressembler le Russel Crowe de Gladiator à une tarlouze en tutu.
Un spectacle qui s’annonce barbare et surpuissant, radical dans son approche car, au-delà de la performance visuelle, le métrage possède d’évidentes résonances politiques.
Difficile d’ailleurs de ne pas établir un parallèle entre 300 et l’Aube Rouge, où quelques guerriers se dressent contre une multitude pour défendre leur territoire jusqu’au sacrifice. On entend déjà la vertueuse presse bobo s’élever contre le point de vue du métrage en le taxant de facho (Sparte) et d’homophobe (les Perses ne sont pas très virils et Léonidas ne se gêne pas pour le faire remarquer !).
INTERVIEW de Zack Snyder, réalisateur "Semper Fidelis" :
Qu’est ce qui vous à pousser à réaliser 300 ? Vouliez-vous seulement mettre en scène un film d’action, ou désiriez-vous faire également passer un message politique ? Le comics de Miller est très ambigu.
Vous savez, si vous lisez 300, Frank développe un message qui exalte la liberté, et qui défend totalement les démocraties occidentales et leurs modèles de pouvoir. L’avenir du peuple repose dans les mains d’un souverain et de ses soldats. Lorsque je travaille sur ces comics, j’estime qu’il n’est pas de mon ressort de commenter leurs orientations politiques. C’est intéressant, et je peux comprendre que l’on puisse avoir l’impression que mon film véhicule une propagande pro-occidentale. Mais pour moi, il était essentiel de respecter à la lettre l’esprit de la bande dessinée. Frank n’a absolument aucun problème pour donner ses opinions politiques. Que ça plaise ou non, il n’en à rien à foutre !

Les centaines de milliers de perses en turban marchant pour conquérir l'Europe.

300 valeureux spartiates bloquent leur passage.
Les Etats-Unis d'Amérique, pour des raisons géo-politico-économiques, a envahit depuis quelques années un état laïc et souverain du Moyen Orient. Ramenant avec eux de nombreux alliés, ils bombardèrent le pays, ravagèrent ses terres et ses habitants, tuèrent ses défenseurs et ses gouvernants, et pendirent il y a quelques jours seulement son chef, pour, disaient-ils, "sauver ce pays du totalitarisme et lui apporter bonheur et prospérité en lui imposant la démocratie, même par la force, au nom des droits de l'homme !"
Suite à ce décès, je vais vous publier un chapitre du Pourquoi je suis moyennement démocrate de Vladimir Volkoff (1932-2005).

Chapitre VIII : Parce qu'on voudrait en faire une religion ...
La démocratie qui fut, rappelons-le, un mode entre autres de désignation des gouvernants, nous est présentée aujourd'hui comme une sorte de religion ou même une religion des religions.
De la religion elle a déjà l'essentiel : la prétention de détenir le monopole de la vérité.
Dans les religions, cela se comprend.
Sans avoir nécessairement l'ambition d'exterminer tous les non-chrétiens, ou tous ceux qui ne pratiquent pas la religion chrétienne exactement comme nous (encore que nous ne nous en soyons pas beaucoup privés au cours des siècles), nous autres chrétiens, par exemple, croyons que Dieu est trine, que Jésus de Nazareth était le fils de Dieu, que c'est là la vérité et que, par conséquent, tous ceux qui pensent le contraire se trompent. (Nous le croyons ou nous sommes censés le croire, c'est tout un : si nous répudions cette croyance, nous ne sommes plus chrétiens.)
De leur côté, les musulmans croient qu'il n'y a de Dieu que Dieu, qu'il n'a jamais eu de fils et que Mohammed est son prophète. Si les chrétiens ont raison, les musulmans se trompent et vice versa. Il faut ajouter que les musulmans, eux, ont le devoir de sabrer les infidèles, tandis que nous ne le faisons que par excès de zèle, mais le principe est le même : oui, ils prétendent avoir le monopole de la vérité et nous prétendons la même chose.
Si, comme certains l'affirment à notre époque, toutes les religions se valent, c'est que ce ne sont pas des religions.
En politique, cette monopolisation, justifiée ou non, de la vérité, se comprend moins : un minimum de cette tolérance tant vantée par les partisans de la démocratie suffirait pour que l'on admît que divers procédés du choix des gouvernants sont également estimables, compte tenu de la géographie et de l'histoire. Mais c'est là que la démocratie moderne dévoile ses prétentions au statut de religion : elle n'est plus un mode de désignation des gouvernants, elle a un corps de doctrine infaillible et obligatoire, elle a un catéchisme : les droits de l'homme, et hors des droits de l'homme, il n'y a point de salut.
La démocratie moderne détient d'autres éléments indispensables à tout religion.
Un paradis : les pays démocratiques libéraux, de préférence, une législation anglo-saxonne.
Un purgatoire : les dictatures de gauche.
Un enfer : les dictatures dites de droite.
Un clergé régulier : les penseurs chargés d'adapter les thèses marxistes aux sociétés libérales.
Un clergé séculier : les journalistes chargés de répandre cette doctrine.
Des offices religieux : les grandes émissions de télévision.
Un index tacite qui interdit de prendre connaissance de tout ouvrage dont l'inspiration serait répréhensible. Cet index est admirablement efficace sous la forme de conspiration du silence médiatique, mais il est quelquefois utilisé de manière plus draconienne encore : des livres jugés déficients du point de vue de la démocratie sont non pas encore brûlés sur le bûcher mais déjà retirés des bibliothèques scolaires, comme cela est arrivé à Saint-Ouen-L'Aumône.
Une inquisition. Nul n'a le droit de s'exprimer s'il n'est pas dans la droite ligne de la religion démocratique et, s'il réussit à le faire tout de même, il en paye les conséquences : le lynchage médiatique auquel est soumis en France un Régis Debray (que nul ne saurait soupçonner de n'être pas démocrate) parce qu'il avait mis en doute la légitimité des crimes de guerre commis par l'OTAN en 1999 sur le territoire de la Yougoslavie est exemplaire à cet égard.
Des congrégations de propagande de la foi : les officines de désinformation dites de "communication" ou de "relations publiques".
Des missi dominici et des évêques in partibus qui utilisent des couvertures empruntées soit aux diverses ONG soit à l'ONU.
Des indulgences, généralement délivrés à d'anciens communistes.
Une législation pénale et des tribunaux chargés de punir quiconque mettrait en doute la version officielle de l'histoire.
Et même des troupes chargées d'évangéliser les non-démocrates "par le fer et par le feu" : on l'a bien vu lorsque dix-neuf nations démocratiques se sont alliées pour aller bombarder un pays souverain avec lequel elles n'étaient pas en guerre.
Aujourd'hui, une phrase comme "Au nom des droits de l'homme" s'entend à peu près comme "Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" s'est entendu pendant des siècles. Nous avons peut-être retrouvé le sentiment du sacré, mais je ne crois pas que ce soit un sacré de bon alloi.
Vladimir Volkoff in Pourquoi je suis moyennement démocrate, Editions du Rocher, 2002.
